Chemin d’Entrelacs - 1er juillet 2009, 10 h

 

Une goutte de trop?

Le miroir ne cherche pas le sensationnalisme,
surtout pas quand un événement comme le déluge du siècle s’abat sur notre propre village.

Mais cette fois, on se permet de rapporter les événements... et de les commenter.

Bon, le 30 juin dernier, un orage n’attendait pas l’autre et on a eu des pluies torrentielles toute la journée. On a tous été témoins de cette démonstration de la force de Mère Nature et on est allés se coucher sans se douter de ce qui nous attendait.

Tard dans la soirée et au cours de la nuit, les fossés, les ruisseaux et les rivières ont gonflé et débordé. La situation est vite devenue hors du contrôle de l’homme avant qu’on ait même réalisé ce qui se passait.

Heureusement, l’Hôtel de ville, déjà aux affûts, a vite compris ce qui descendait des montagnes et des pentes, plus violent de minute en minute, après qu’un citoyen habitant le long de la rivière Jean-Venne s’est réveillé, alarmé par un grondement.

C’était la rivière habituellement murmurante qui se déchaînait devant sa maison. Il a immédiatement téléphoné à notre Maire, Ric Garland, qui a mobilisé les employés municipaux pour tenter de contrôler la situation qui empirait, ou mieux encore, pour prévenir les citoyens à risque dans la vallée de surveiller le niveau d’eau dans leurs sous-sols.

Coin Deguise et chemin d’Entrelacs

 

On ne saura jamais combien de gouttes de pluie l’Hôtel de ville aura réussi à contrôler en tentant de maîtriser dans la noirceur une situation extrême. On sait seulement qui était là pour nous prévenir, pour s’occuper de nous et pour nous aider à se préparer au pire.

Le miroir tient à remercier chaleureusement tous ceux qui, ce soir-là, ont pris leurs responsabilités, ont fait preuve d’initiative et ont commencé leur journée bien avant l’aube en stabilisant la situation et en commençant à réparer ce qui était à notre portée.
 

Chemin Des Ombres - partiellement fermé

 

Et maintenant on peut se demander :
Qu’est-ce qu’on a appris de toute cette situation et quelle leçon on peut en tirer?


Le miroir a appris qu’on pouvait compter sur l’Hôtel de Ville même dans des situations graves et que

Romance le long de la rivière Jean-Venne

 

La coopération entre les villages et entre les groupes locaux semble fonctionner bien mieux en situation de crise que dans la routine de tous les jours. Et c’est tout à fait humain!

On a échangé avec plusieurs citoyens et c’est fascinant d’entendre leurs réflexions sur les incidents de la nuit du 1er juillet, sur les autres inondations dont ils se souviennent et sur leur appréciation des services municipaux responsables de mesures préventives.
.
Alors, avant de tout oublier et de passer à d’autres nouvelles excitantes, on devrait prendre quelques minutes pour revoir les événements du 30 juin au 1er juillet pour analyser tout cela avec perspective.

Les pluies torrentielles nous ont montré clairement ce qui pouvait être absorbé ou pas, et on doit apprendre de la situation pour ne pas que cela se répète. Mais c’est plus facilement dit que fait.

On doit tout d’abord accepter le message de Mère Nature ce soir-là et ensuite, on doit avoir la volonté de mettre en place ce qui est en notre pouvoir.

Ou peut-être qu’on devrait attendre qu’une autre goutte de trop nous tombe dessus?
 

 

Prochaine parution :
 

Entrelacs a-t-elle un plan d’urgence et qu’est-ce qu’on peut faire dans un cas pareil?

 



Heinz Koch, 07.07.09