AUTANT EN EMPORTE LE VENT …

Une courte histoire d’amour?

 

Vous vous souvenez?

L’ancien directeur général de la municipalité, M. Claude Comtois a dû quitter ses fonctions au début de 2008 avec un bon chèque pour faire place à une direction plus dynamique à Entrelacs.

 

 M. Claude Comtois

 

L’ancien conseil s’est immédiatement mis à la recherche de candidats qui répondraient davantage aux attentes élevées d’Entrelacs.

 

Le nouveau directeur devrait aider à mettre Entrelacs sur la carte, à moderniser l’administration, à améliorer les communications avec les citoyens, etc.

 

Pour ce faire, le conseil d’Entrelacs a embauché un chasseur de têtes pour trouver le meilleur candidat.

 

À ce moment-là, personne à Entrelacs ne se doutait que pas si loin, à Pointe-Fortune, on cherchait aussi une solution.

 

Pointe Fortune, Barrage Carillon, Hôtel de ville

 

En effet, le maire de ce village d’environ 500 personnes le long de la rivière Ottawa ne s’entendait plus avec certains conseillers et cherchait de nouveaux cieux.

 

En voyant l’annonce professionnelle publiée par Entrelacs, il a contacté le chasseur de tête et complètement ‘convaincu’ le conseil d’Entrelacs, incluant Mme Bouchard, conseillère conjointement responsable de l’administration et des communications.

 

Avec le résultat qu’à compter de février 2009, Entrelacs avait un nouveau directeur général charmant, bon parleur et bilingue.

 

Pointe-Fortune a eu moins de chance dans l’histoire et a dû se chercher un nouveau maire. Un homme d’affaires local a pris la relève pour ne pas laisser le village sans gestionnaire et il a réengagé l’ancienne directrice générale qui avait pris sa retraite.

 

M. David Doughty

 

M. David Doughty, c’est le nom de cet homme, a accepté l’emploi à Entrelacs et s’est affairé comme prévu, mais après quelques mois, il n’était pas apprécié de tous.

 

Ce comportement le distinguait aussi à Pointe-Fortune, comme les recherches du webzine le miroir l’ont révélé.

 

Il paraissait avoir une vaste connaissance du droit municipal et donnait rapidement des avis au conseil, qui lui faisait confiance.

 

Dans ce contexte, il répondait à l’occasion que la municipalité était au bord de la banqueroute, que certains règlements n’étaient pas correctement rédigés ou publiés.

 

Voici une méthode sûre pour ‘masquer’ un manque d’expérience à un conseil, comme le ferait un assureur habile.

 

Le maire, heureux d’avoir trouvé l’homme de la situation pour discipliner et gérer les services municipaux, lui a laissé de la corde et, ce faisant, il a réduit le contact avec les membres de son conseil en faveur de M. Doughty. Dans le temps, cela aurait pu être risqué.

 

Mais l’ombre accompagne la lumière et nous en venons au coeur de cette histoire, à savoir pourquoi M. Doughty aurait finalement ‘laissé tomber’ le conseil comme à Pointe-Fortune auparavant.

 

Mais remettons d’abord les choses en contexte :

Le progrès du village d’Entrelacs ne reposait pas seulement sur les épaules de l’Hôtel de ville. Entre autres, une petite entreprise appelée Planconsult a fait plusieurs recommandations à la municipalité visant de meilleures communications et de la visibilité pour Entrelacs. Et le miroir aussi!

Comme webzine local, le miroir a fait des recherches et trouvé ce qui se passait en coulisse et pourquoi certains gestes posés par M. Doughty laissaient un goût si amer.

 

Voici le résultat :

 

La personne derrière Planconsult, M. K., avait bien longtemps avant l’arrivée de M. Doughty reçu le mandat du conseil d’améliorer et d’aider à mettre en place un logiciel de service à la clientèle plus ou moins à point appelé ‘Accès Cité’ qui coûtait environ 2 200 $ par année.

 

M. K. a fait ce travail bénévolement.

 

Mais M. Doughty a vite trouvé inacceptable qu’un spécialiste de l’extérieur représente la municipalité auprès d’un fabricant de logiciel et il a voulu  remercier M. K.

Le conseil s’y est opposé et a confirmé M. K. dans son mandat qui avait fait l’objet d’une résolution.

 

Dans ce dossier, la stratégie de M. K était d’obtenir de ce fabricant de logiciel un escompte pour deux ans, puisque le logiciel n’était pas à la hauteur des attentes du marché.

 

Malgré cela, M. Doughty a brisé la stratégie en rencontrant les représentants de ce fabricant sans prévenir M. K. Résultat: un maigre rabais de 1 000 $.

 

M. K. a dû réchapper la situation et a réussi à obtenir une entente pour ne pas payer 4 000 $ sur 2 ans (!).

 

Et ce fut le début d’une belle amitié entre M. Doughty et M. K., de Planconsult.

       

M. K. avait aussi proposé au conseil d’Entrelacs, bien longtemps avant l’embauche de M. Doughty, d’ajouter au projet de kiosque d’information devant l’Hôtel de ville un module interactif équipé de la plus récente technologie, un écran tactile permettant de fournir de l’information municipale sans limite et en tout temps.              

 

La MRC Matawinie a subventionné le projet à hauteur d’environ 20 000 $. Planconsult devait coordonner la réalisation du projet bénévolement, ce qu’il a fait.

 

Il a de plus financé l’achat de matériel et investi entre 200 et 300 heures de travail bénévole pour la construction, le développement du logiciel et l’animation de l’écran.

 

 

Kiosque interactif d’information municipale d’Entrelacs

 

Qu’a fait M. Doughty?

 

Il a soutenu le projet à sa façon en prêtant l’oreille à un groupe appelé ‘IMPACT’ qui se préparait à entrer à l’Hôtel de ville aux élections de novembre 2009.

 

Sous la pression de ce groupe et du responsable de la voirie municipale, il a empêché M. K. d’être sur le site d’aménagement du kiosque, sous prétexte que M.K. n’était pas un entrepreneur licencié au Québec.

 

Il a présenté au conseil la menace d’une amende de 2 000 $ à la Régie du bâtiment s’il laissait travailler M. K. bénévolement sur le site.

 

M. K. a déposé les plans du kiosque et une demande officielle d’avis à la Régie du bâtiment qui a répondu que le kiosque d’information n’était pas considéré, selon leurs normes, comme un bâtiment et que par conséquent, la municipalité pouvait le faire ériger par une personne de son choix. Ce qui voulait dire que même M. K. ou ses amis pouvaient le monter sur une base bénévole.

 

Pas de stress, pas d’amende!

 

M. Doughty ne s’est pas laissé impressionner par ce petit incident juridique, autrement, il aurait remboursé les frais que M. K. a déboursés pour le matériel du kiosque et payé pour la gestion du site web d’Entrelacs pour 2009, conformément à l’entente de service avec le conseil d’Entrelacs 2005 – 2009.

Le paiement avait même été confirmé par le maire sortant après les élections de novembre 2009.

 

Merci à M. Doughty et à ses souteneurs du groupe ‘IMPACT’ (ou vice versa), Planconsult a dû engager des poursuites pour non pas des honoraires impayés, mais des déboursés pour du matériel pour environ 5 000 $.

Assez? Non!

 

M. Doughty a refusé l’offre de médiation de Planconsult aux Petites créances. Eh oui, même si ça entraîne des frais de cour plus élevés.

 

Mais quand, dans sa contestation à la cour, il se sert d’un argument comme celui qu’il y a une plainte déposée contre M. K., sa position n’est plus sûre.

 

Et quand, dans une autre contestation à la cour à propos du paiement pour la maintenance du site web d’Entrelacs, il écrit “Ça pue la corruption’’, ça dépasse les bornes.

 

Extrait de la contestation de M. Doughty à la cour le 11 mai 2010

 

Assez? Non!

 

À une autre occasion, M. Doughty a accusé M. K. et un autre travailleur bénévole d’avoir ‘manipulé’ le kiosque interactif d’information pour une raison obscure. Or, ces deux personnes étaient bien au chaud chez elles à l’heure indiquée.

 

Ensuite, M. Doughty a exercé son pouvoir discrétionnaire en période d’élections (en prêtant probablement l’oreille au groupe “IMPACT”) au détriment de Mme B. pendant les élections de 2009 et pendant les élections partielles de 2010. Résultat: une plainte officielle chez le directeur des élections du Québec.

 

Résultat de toutes ces querelles?

 

Une belle amitié s’est terminée.

 

On a perdu tout enthousiasme pour soutenir le village et investir dans l’avenir d’Entrelacs, en plus d’avoir perdu confiance en l’Hôtel de ville.

 

Finalement, le miroir a demandé une entrevue au maire actuel d’Entrelacs pour éclairer la lanterne des citoyens … sans obtenir de réponse.

 

Mais Mr. Doughty a mentionné ces jours-ci à un visiteur pourquoi il quittait son emploi comme directeur général d’Entrelacs après 23 mois :

 

“Je suis épuisé!”

 

Mais il n’a pas dit pourquoi. Nos lecteurs pourront faire leur enquête eux-mêmes.

 

Et pourquoi le miroir écrit-il cet article sur des querelles de clocher et des jeux politiques de coulisse, plutôt que de laisser la neige recouvrir ces gestes malheureux?

 

Le paysage politique hivernal d’Entrelacs aurait l’air beaucoup plus paisible et personne ne verrait ce qui se cache sous la neige.

 

 

Tout ça n’est pas à la hauteur du professionnalisme auquel on s’attend de nos représentants au webzine le miroir.

 

Est-ce que c’est à la hauteur des vôtres?

 

Et puisqu’on parle d’embauche et de mises à pied, on ne devrait pas oublier l’aspect financier de tout ce va et vient.

 

Alors, combien les correctifs entrepris à Entrelacs lui ont-ils coûté entre 2008-2010?

 

Compensation de M. Comtois       

Frais juridiques       

 

Frais juridiques pour Mme Dessureault        

 

Chasseur de tête

 

Total (estimé conservateur) 150 000$

(salaires des directeurs exclus)

 

Pas surprenant que Planconsult attende encore de récupérer des déboursés d’environ 5000 $ pour du matériel pour le kiosque interactif d’information municipale et environ 5 000 $ pour la gestion du site web.

 

Et de grâce, personne ne devrait accuser le miroir de conflit d’intérêt parce qu’il publie des informations d’intérêt public.

 

Photos: le miroir

 

Heinz Koch, 23.12.2010

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