Mme Bouchard, Mme et Mr Hamovitch
 
ADLIE, APELP, et cie : qu’est-ce que ça mange en hiver?
Samedi, 18 juin. Une quinzaine de personnes se sont assis à une même table à la Maison Bleue. Ils venaient de partout autour, résidants et villégiateurs, pour leur rendez-vous annuel, rituel initié en 2003 par Norman Kanemy, président de l’ADLIE.

Vous aurez peut-être compris qu’on parle ici des représentants des associations des lacs environnant Entrelacs qui, une fois par an, se rencontrent pour faire rapport aux autres de leurs activités et de leurs préoccupations, discuter de leurs problèmes communs dans le but de trouver des pistes de solutions communes et partager des idées.

Cette année, on y retrouvait des pionniers comme M. Gérard Bourdage, fondateur de l’Association du lac Clair il y a une trentaine d’années, M. et Mme Sam Hamovitch, impliqués depuis toujours dans l’Association de protection du lac Patrick, M. Norman Kanemy, président de l’Association du lac des Iles depuis une dizaine d’années; ou encore des nouveaux dirigeants d’associations actives chacune à leur façon pour la protection des rives et de nos magnifiques plans d’eau; sans compter nombre d’autres intéressés à la question et à former de nouveaux regroupements.


 
Gérard Brouillard, Denis Messier, Daniel Jaros et Norman Kanemy
 
Ainsi, les lacs Pauzé, Patrick, Violon, Clair, Charlebois et des Iles étaient représentés.

Certaines associations y ont partagé leurs expériences en termes de publications ou de sensibilisation des nouveaux propriétaires riverains à quoi faire ou ne pas faire à la campagne et au bord d’un lac ou d’un cours d’eau pour minimiser l’impact de notre présence sur l’équilibre naturel.

Des échanges animés ont eu lieu sur des sujets variés dans lesquels les associations sont impliquées, comme l’ensemencement de poisson et la pêche, les droits de quai, l’analyse de l’eau, les sentiers récréatifs, l’épandage d’insecticides contre les insectes piqueurs, les différences entre certains règlements des municipalités concernées d’Entrelacs et de Ste-Marguerite, l’importance de créer des bassins de rétention pour empêcher l’ensablement de certaines baies et la renaturalisation des rives.

Ce dernier sujet devient pressant car il s’agit de sauver nos lacs, non seulement pour continuer d’y pratiquer nos activités nautiques préférées – comme la pêche – mais aussi pour préserver nos investissements. En effet, la qualité des abords des lacs et des villages et, de plus en plus, la qualité de l’eau des lacs et des rivières a une influence directe sur la valeur immobilière des propriétés.

 

 

Norman Kanemy a présenté les avantages du webzine "le miroir" pour une meilleure communication dans Entrelacs.

Nous avons ainsi découvert, par exemple, que le fait d’interdire les embarcations à moteur sur les plus petits lacs, comme le lac Pauzé ou le lac Violon, augmente la valeur des propriétés riveraines de ces lacs alors que la croyance populaire veut le contraire. Il n’est bien sûr pas question de changer la vocation du lac des Iles qui possède des quais publics et sont ouverts à tous, mais cette situation engendre d’autres problèmes auxquels les associations tentent de trouver des solutions.

Et tout cela n’a rien à voir avec le fait d’être « vert » ou pas! C’est finalement une question de civisme et de respect envers les autres et envers nos enfants en plus d’être une question économique, car on veut tous léguer un héritage de valeur à nos enfants ou alors revendre au meilleur prix!

Les membres des différentes associations l’ont bien compris et c’est pourquoi ils appuient les efforts de leur exécutif qui s’implique bénévolement pour trouver des solutions aux petits problèmes comme aux gros et inculquer de bonnes habitudes aux utilisateurs des plans d’eau.

Venez donc à la réunion annuelle de l’Association du lac des Iles le samedi, 16 juillet prochain au Centre communautaire d’Entrelacs. Juste pour voir!

Marjolaine Bouchard
Membre exécutif de l’ADLIE
Le 27 juin 2005

 

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