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Plus
qu'une belle surprise!
Il y a
déjà deux semaines, le miroir a
eu vent d'une conférence de presse pour souligner la réalisation
d’un projet de volontariat de Chantiers jeunesse dans la MRC de
Matawinie. Nous nous sommes donc rendus au centre communautaire de
Notre-Dame-de-la-Merci où cela avait lieu.
Un groupe de jeunes nous y ont accueillis et nous ont offert un
verre de vin. Nous avons tout de suite remarqué que les
conversations fusaient dans autant de langues qu'il y avait de
drapeaux accrochés aux murs.
Des spécialités internationales étaient étalées sur la table du
buffet tout au fond. Cela nous a confirmé que l'événement avait une
allure bien particulière.
Mais que se passait-il donc ici, à Notre-Dame-de-la-Merci?
" Chantiers jeunesse" ...
L'accueil chaleureux et les effluves des plats nous ont tout de
suite mis à l'aise.
Mais notre curiosité a vraiment été aiguisée lorsque nous en avons
appris davantage sur toute l'affaire et sur les jeunes gens qui se
sont retrouvés dans notre voisinage pour participer à un projet que
nous ne pouvions pas réaliser nous-mêmes, faute de moyens...
Tout cela a commencé lorsque la MRC Matawinie, responsable actuel de
la gestion de la Forêt Ouareau,a dû faire face à un problème. En
effet, la demande pour les services augmente, les sentiers doivent
être entretenus, les abris, agrandis, etc. Mais les ressources
humaines et financières nous manquent...
Alors, Chantiers jeunesse a fourni la solution :
Un projet de volontariat a été mis sur pied avec la collaboration du
Mouvement Desjardins, du gouvernement du Québec et des partenaires
locaux comme Les Caisses populaires Desjardins de la Ouareau, des
Sept-Chutes, de la Haute Matawinie et de Saint-.Donat de Montcalm.
La tenue d’un chantier dans la MRC de Matawinie permet à cinq
jeunes, provenant du territoire couvert par les Caisses populaires
Desjardins de la Ouareau, des Sept-Chutes, de la Haute Matawinie et
de Saint-Donat de Montcalm, de participer à un projet offert par
Chantiers jeunesse dans la région, ailleurs au Québec ou à
l’étranger!
Rappelons ici que Chantiers jeunesse est un organisme à but non
lucratif créé en 1980. Il vise à développer de jeunes citoyens
actifs et engagés et à appuyer le développement des communautés.
Comment? En offrant aux jeunes des lieux d'apprentissage et de
formation en collaboration avec des partenaires d'ici et d'ailleurs
et ce, dans un esprit de solidarité et de respect des différences.
C'est ainsi que Chantiers jeunesse réussit à mobiliser chaque année
quelques 500 jeunes entre 15 et 30 ans et en provenance de
différents pays et de différentes régions du Québec. Cet organisme
gère annuellement en moyenne une vingtaine de chantiers.
Entre le 5 et le 26 août dernier, Alberto Sanroma Alvarez,
d'Espagne, Max Baumeister et Hans-Martin Geisthardt, d'Allemagne,
Sébastien Guiral, Aymeria Sarton du Jonchay et Nicolas Julien, de
France, Sawa Yamakado, du Japon, Cagdas Ozturk, de Turquie, Nadeshda
Garanina, de Russie, Adriana Angeles Fernandez, du Mexique et Fanny
Mertz, de Belgique, ont à toute fin pratique campé dans l'école et
fait du travail bénévole ardu dans ''notre'' Forêt Ouareau!
Ils ont construit, sous la supervision de Dominique et de Diego, un
nouveau refuge dans le secteur du Pont suspendu et doublé la
superficie de celui du lac Prud'homme. Ils ont débroussaillé et
installé de la signalisation sur quelques 22 km du sentier national
de la Matawinie et les sentiers connexes. Ils ont ajouté une couche
de teinture sur le chalet de l'accueil du Massif. Au total, ils ont
travaillé près de 1 000 heures, mais ils ont également vécu une
expérience inoubliable, selon leurs propres dires...
Plusieurs n'en sont pas à leur premier chantier. Et ce ne sera
peut-être pas le dernier. L'expérience de vie que cela représente,
ainsi que la chance de se familiariser avec d'autres us et coutumes
les motive à soumettre leur candidature en dépit des conditions de
travail souvent difficiles.
Par exemple, Nadezhda en est à son deuxième chantier. Elle étudie
les langues en Russie et parle d'ailleurs un excellent français.
Max en est à son troisième chantier et songe déjà à en faire un
quatrième. Il a bien mené la conférence de presse et s'est adressé à
l'auditoire en français malgré sa connaissance limitée de notre
langue.
Pour Cagdas, étudiant en génie à Ankara, capitale de la Turquie, ce
fut une expérience unique. Il aime la nature, l'air pur, l'ouverture
des gens d'ici.
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