"MINUTE APRÈS MINUTE"

Voici un extrait du procès-verbal de la réunion mensuelle du Conseil de ville du 18 mars 2005 publié par la municipalité d'Entrelacs.

 

On y voit clairement que la proposition 05-04-64-11.2 de M. Ric Garland avait été adoptée.

En effet, les 5 conseillers présents à cette réunion et M. Houle, le maire, l'avaient adoptée au cours de l'assemblée publique à laquelle assistaient plusieurs citoyens.

 

 

 

 

PROVINCE DE QUÉBEC

 

MUNICIPALITÉ D’ENTRELACS

 

 

 

 

05-04-64-11.2


Monsieur Ric Garland propose, que le Mot du Maire soit présenté au conseil avant la publication.

 

 

 

 

ADOPTÉ

Tout ça est correct et démocratique.        

 

 

Mais la suite est-elle correcte et démocratique ?

Ci-haut se trouve une photocopie officielle du même procès-verbal, obtenue quelques jours plus tard à l'Hôtel de ville.

Or, l'extrait sur cette photocopie ne correspond pas à celui publié auparavant sur le site de la municipalité.

Pourquoi donc ?
Deux documents différents provenant de la même source officielle ?

Ça suscite des questions auxquelles on pourrait être tenté de répondre:

 

Pourquoi cette proposition de M. Garland ?
Voulait-il éviter que des citoyens ne soient agressés par M. Houle et que le Conseil de la municipalité perde toute crédibilité politique?

le miroir croit que ce serait plausible.

Quand M. Houle a-t-il exercé son droit de veto ?
L'a-t-il exercé après l'assemblée publique (et probablement après que le procès-verbal ait été signé par le secrétaire-trésorier) pour revenir sur une décision que le maire avait appuyée quelques jours plus tôt sous la pression du public ?

Oui, les faits démontrent clairement qu'il a exercé son droit de veto après l'assemblée.

 

Pourquoi M. Houle a-t-il exercé son droit de veto ?
Voulait-il être libre de continuer à écrire ce qu'il voulait dans son "Mot du maire" (Journal L'Altitude) ?

Il semble que oui, parce qu'il a continué à attaquer et diffamer pendant tout l'été toute personne qui pouvait représenter (dans son esprit) une menace pour sa carrière politique et sa réélection.

 

Est-ce légal de changer un procès-verbal ?
La réponse à cette question relève d'autorités compétentes au niveau municipal et régional.

 

le miroir a discuté de cette situation avec certains experts dans la région - sans parler même de l'aspect légal de la question - et tous sont d'avis que :

 

Un bon maire, i.e. quelqu'un qui comprend bien son rôle, ne devrait pas exercer son droit de veto après qu'une proposition ait été votée démocratiquement, parce que cela est contraire aux règles mêmes de la démocratie. On ne revient pas sur un vote. D'autant plus que seul le Conseil devrait voter en temps normal.

 

Un droit de veto ne devrait être exercé que lorsque les membres du Conseil n'ont pas assez d'information pour prendre une décision sur une question à l'ordre du jour. Le veto vise reporter une décision et non pas s'y opposer.

 

Un bon maire peut alors demander la suspension du vote jusqu'à une réunion ultérieure afin de fouiller davantage la question.

 

Un bon maire ne devrait pas mettre son veto sur une proposition visant le rappeler à l'ordre et lui rappeler qu'il doit avoir une éthique politique.

Ça ne doit en aucun cas être un moyen pour une personne en autorité de refuser unilatéralement une proposition.

 

Ill y a la légalité, et il y a l'éthique.

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Informations de base

Le mot "veto" (du latin, je m'oppose) nous vient de loin. Les Romains l'utilisaient au Sénat, pour dire : "Attendez une minute, j'ai besoin de me renseigner davantage avant de prendre une décision pour ou contre la proposition."

 

Pendant la Guerre froide, l'ancien président russe Kroutchev utilisait son droit de veto aux Nations Unies en frappant la table avec son soulier pour obtenir ce qu'il voulait.

 

Deux manières différentes d'utiliser le mot magique.

 

Les Romains et Kroutchev sont maintenant passés à l'histoire. Mais le droit de veto est resté. Il a survécu au fil des siècles et au gré des mésententes.

 

 

C'est ainsi que 2 000 ans après les Romains, un politicien local a trouvé que le veto était la carte idéale à jouer lorsqu'il n'aimait pas prendre une décision sur quelque chose... ou en avait décidé autrement.

 

 

M. Houle a utilisé son droit de veto une fois de trop pendant son mandat à la mairie, après le fait et - en plus - il a essayé de passer le tout sous silence.

 

Heinz Koch 27.10.05

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Les politiciens ont-ils la mémoire courte ?

Le groupe "Vision / mission" parle maintenant de transparence et de communication, après que le groupe "Le progrès d'Entrelacs" en ait fait le thème de sa campagne.

 

Quel revirement !


La même personne qui a, de fait, pris position contre l'information et la communication au sein même de son Conseil pendant les 4 dernières années - sauf pour modeler les faits à sa façon avant de les présenter au public -, celle qui a diffamé des citoyens et "le miroir" se présente maintenant avec de nouveaux habits appelés "transparence".

 

 

Mais l'habit est mince... on peut facilement voir à travers ce qui se cache derrière.

 

"le miroir" n'a pas besoin de nouveaux habits. Le sien est encore "in". Autrement, il n'aurait pas, de semaine en semaine, de plus en plus de lecteurs, de commentaires et de supporteurs.

 

 

 

 

 

Impressum

Éditeur : Heinz Koch

Tél. : (450) 228-3828

contact@lemiroir.info