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La
campagne électorale municipale à Entrelacs fait vivre aux
journalistes locaux des expériences bien différentes que celles que
peuvent vivre les journalistes de la colline parlementaire, comme on
pouvait le voir hier à la télé quand l'H. Paul Martin et la nouvelle
gouverneure-générale invitaient la presse au Musée de la
civilisation. Paul
Martin et les média rassemblés là ont démontré comment bien gérer ce
type de rencontre et comment passer un message dans une atmosphère
détendue et avec humour.
C'était
agréable de voir combien tous étaient détendus et combien les
échanges étaient pleins d'esprit.
Ainsi,
après avoir eu le plaisir de publier un article sur la première
soirée de consultation de l'équipe du Progrès d'Entrelacs, le miroir a voulu aujourd'hui faire un article
sur ce que l'autre équipe, Vision/mission, a à offrir aux
citoyens.
Notre
premier contact avec un candidat avant le début de la présentation a
été:
« Pas de photos, s.v.p. pour
le miroir
», a insisté M. Normand St-Pierre.
« Mais
pourquoi donc, nous voulons simplement informer les citoyens sur
votre présentation ?
», avons-nous insisté. M. Serge Perreault,
nouveau citoyen également candidat pour Vision mission nous a en
fait expliqué que l'équipe n'aimait pas notre style et notre
publication.
Et j'ai
alors pensé: « Est-ce que je devrais demander la permission à M.
Houle, le chef de l'équipe? Il est peut-être aussi futé que Paul
Martin dans ce genre de choses...
»
« Es-tu fou?
» m'a répondu
mon appareil-photo, « il a voulu me confisquer quand tu as voulu
prendre une photo à une séance du Conseil à l'hôtel de ville l'année
dernière!
Veux-tu
me perdre juste pour un reportage sur une réunion politique ». Je
lui ai répondu: « Tu as raison.
» Et je suis sorti dehors pour
prendre une bouffée d'air frais.
Qu'aurait donc dit Paul
Martin si quelqu'un comme M. St-Pierre avait interdit à un
journaliste de prendre des photos ou un vidéo durant la campagne
électorale? Il aurait peut-être dit: « Voulez-vous nous couper
l'herbe sous les pieds? Ne savez-vous pas que les média sont nos
plus grands multiplicateurs d'information.»
Mon
appareil-photo me dit ensuite cyniquement: « Pourquoi on n'irait pas
plutôt à Ottawa? Je préfère les grands événements, les belles filles
et le champagne!
»
Sous la
pluie, je lui ai répondu: « Viens, on va faire quand même quelques
photos. On n'est pas venus ici pour rien. Çà, ils ne peuvent pas
nous en empêcher, j'espère! »
J'ai
alors fait quelques photos de plaques d'auto pour faire plaisir à
mon appareil-photo.
Je l'ai
ensuite déposée sur la banquette arrière de mon auto et suis rentré
pour suivre la présentation. |